Carthago Adventures
Je me suis offert la semaine passée les 5 tomes de la série Carthago Adventures de Christophe BEC et divers dessinateurs, publiée aux Humanoïdes Associés.
Les lecteurs avertis, comme on dit, ont tout de suite compris qu’il s’agissait de bandes dessinées à inspiration cryptozoologique.
Elles retracent les aventures de l’énigmatique milliardaire Wolfgang Feiersinger, surnommé le Centenaire des Carpates, et de l’aventurier London Donovan à la recherche de cryptides à travers le monde. Les actions se passent dans les années 80.
Bluff Creek. Le Bigfoot est-il un canular ? Wolfgang Feiersinger compte bien prouver le contraire.
Une belle histoire mis à part la présentation du film de Patterson Gimlin comme étant un canular – mais je peux espérer que ce soit pour le propos de l’oeuvre et non la conviction de l’auteur – et une erreur de date concernant le décès de Patterson.
Chipekwe. Au coeur des marais africains, des monstres préhistoriques auraient survécus.
Wolfgang Feiersinger et London Donovan partent sur la piste de ce qui pourrait être un dinosaure survivant, mais une surprise de taille les y attend.
« Chipekwe » ne désigne pas, selon Bernard Heuvelmans, une créature précise, mais serait un peu l’équivalent français de « monstre« , « chose » ou « bête« .
Aipaloovik, les bateaux de Kotik Creek sont la proie d’un monstre marin. Encore une fois London Donovan sera de la partie pour résqoudre l’énigme et mettre fin aux massacres.
Voici peut-être le tome le moins cryptozoologique de la série, car l’animal qu’il présente n’a aucun équivalent dans le bestiaire de la cryptozoologie (dont vous recevrez la liste si vous vous inscrivez à Cryptozoologia). C’est dommage, à mon avis….mais que nous cachent encore les fonds marins ?
Amarok, Une bande de loups géants et sanguinaires s’en prennent aux villageois de cette partie reculée des Territoires du Nord-Ouest (Canada).
Qui sont-ils ?
Les reliques d’une espèce éteinte de loup de belle taille, le Dire wolf (Canis dirus) ou d’une espèce similaire ? La réponse que London Donovan trouvera sera surprenante.
Malgré son titre, « Zana » n’est pas l’histoire de Zana mais ici elle n’est que l’argument de départ prétexte pour une quête des Almastys.
On peut cependant regretter que l’auteur n’ait pas tenu compte des nouvelles analyses génétiques de ses descendants dont certains sont encore vivants et dont on possède, pour d’autres, des restes osseux (notamment de Khwit, son fils) qui excluent totalement que Zana ait pu être une Almasty.
En effet elle appartenait à une population originaire d’Afrique de l’ouest dont des membres auraient été réduits en esclavage par les Ottomans et/ou les Arabes.
D’ailleurs la photo que l’on possède de Khwit montre clairement son métissage.